samedi 5 novembre 2016

Grossesse 2 : Bilan 7ème mois

Si jusque là, je vivais ma grossesse gémellaire plutôt tranquillement : au repos mais pas strict, des contractions mais raisonnablement, un col mi-long mais stable. 

Tout s'est malheureusement très vite dégradé...

L'histoire a commencé alors que j'ai eu la fâcheuse idée de confondre spasfon et ibuprofène.
Après un petit tour aux urgences, je dois faire dans la semaine qui suit une écho de contrôle pour vérifier le coeur et les reins de bébés.

A 29SA, je fais la fameuse écho. Je suis rassurée, les bébés vont bien, pas de malformations, pas de souffrance. Ils pèsent dans les 1,400 Kg.
Comme j'ai abusé des transports ces dernières semaines et sachant mon col fragile, je profite de ce rendez-vous pour demander à l'échographiste de vérifier que tout va bien a ce niveau là.
Bilan : col à 20mm (alors qu'il était presque à 30 la semaine passée) et surtout ouvert en entonnoir...
Je contacte donc mon gyneco qui me prescrit les injections pour la maturation des poumons à faire dans le weekend et qui m'impose désormais un repos strict...

Le vendredi, j'ai donc ma première injection à domicile. 
Le samedi matin, beaucoup de contractions qui finissent pas se calmer dans l'après midi.
Le dimanche matin, deuxième injection. Et rebelote, dans la nuit, à partir de 4h du mat', contractions, pas douloureuses, mais cette fois-ci régulières, toutes les 5 minutes.
Le réveil de mon mari sonne à 6H15. Les contractions n'ont pas cessées. Je lui annonce donc que je risque fortement de le faire revenir du travail pour faire un petit tour aux urgences (sauf qu'il travaille à 1h de la maison)
Vers 6h45, il part déposer Petit Coeur chez la nounou et prend la route pour le travail.
Après réflexion, je sens que ça va pas trop et je ne préfère pas prendre de risque, je demande donc au chéri de faire demi-tour. 

A 9H nous sommes aux urgences. Le monito montre bien la présence de nombreuses contractions et après une petite écho, mon col est à 16mm. On me fait également un prélèvement (fibronectine) qui permet de donner une indication de risque d'accouchement dans les 2 semaines, il revient négatif.

Comme je m'y attendais, ils préfèrent me garder pour me faire une cure de tractocyl afin de stopper les contractions. On me pose donc une perfusion pour 48h.

Le mercredi, à 30 SA, le médecin refait tous les tests. Résultat, plus de contactions mais le col est à 8-10 mm et cette fois-ci la fibronectine est positive (8% de risque d'accoucher dans les 15jours).
On me garde donc jusqu'au prochain contrôle à 32SA avec 2 monitorings et 1 bilan infectieux par semaine.

A 31 SA, j'ai le droit à une nouvelle écho. L'hôpital veut contrôler par lui même qu'il n'y ait pas de séquelles liées à la prise de l'ibuprofène (avec tout ça j'en avais presque oublié cette histoire !)
J'ai rendez-vous avec un spécialiste du dépistage des pathologies anténatales (la classe !)
Pas de soucis au niveau des bébés. Ils sont en pleine forme, bougent bien, même beaucoup !
Ils pèsent près de 1,600kg.
Et chose trop marrante que je ne pensais pas voir un jour, mon petit garçon a fait pipi en direct... Trop drôle !
Bref cette fois-ci plus d'inquiétude à avoir niveau ibuprofène, cela fait 3 semaines que j'ai pris les cachets et aucun soucis. Le dossier est clos.

Enfin les 32 SA arrive, on sort enfin de la grande prématurité (victoire !)

Mon col est plus long (20mm) mais ouvert sur quasiment toute la longueur. Il ne reste plus que quelques mm vraiment fermés et pour ce qui est de la fibronectine, elle est toujours positive, légèrement augmentée mais rien d'alarmant pour autant.
Donc comme je m'y attendais (les sages femmes m'avaient plutôt préparée à cette éventualité) ... Pas de sortie possible. Entre ma précédente grossesse, mon accouchement prématuré, ma grossesse gémellaire, les contractions toujours présentes, mon col, la fibronectine, ils ne veulent prendre aucun risque, ce que je comprends bien.

Me voilà donc coincée à l'hôpital jusqu'à 34 SA. 

Le temps commence à se faire long... Mon fils, mon mari, ma maison me manque ...
J'ai mal partout à être coincée sur ce lit d'hôpital sans compter sur un petit loulou qui s'amuse à faire des cabrioles sous mes côtes (aïe!). En plus pas de réconfort à trouver dans les repas... vous savez de quoi je parle ! et côté sommeil... Bref je suis pas à la maison...

Malgré tout je garde le moral, je sais que chaque jour, chaque semaine est important pour mes petits bouts et à choisir je préfère largement être là plutôt que faire des allers-retours à la néonat' pendant de longues semaines.
Le plus dur bien sûr c'est pour mon fils, il me manque et j'ai peur que ma longue absence casse le lien entre nous. J'ai peur qu'il m'en veuille, qu'il m'oublie, qu'il ne m'aime plus :-(((

Allez sur ce je vous laisse sur cette magnifique photo prise dans un merveilleux décor ! ;-)))



Niveau chiffre : A 32 SA j'en suis à +11kg et 105 cm de tour de taille

A bientôt pour la suite de l'aventure !


Et si vous voulez en savoir plus sur l'évolution des bébés durant ces 4 semaines, allez jeter un oeil sur le site allobébé.

6 commentaires:

  1. Une chose à la fois, prends bien soin de tes petits, tu verras que pour ton grand ça se passera bien ��

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    1. Malheureusement je ne peux pas être partout.
      Pour mon grand ça devient un peu difficile, il mange mal, fait des nuits difficiles. Il est un peu tristou. J'espère que ça va vite rentrer dans l'ordre dès que tout ça sera fini

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  2. Bravo d'avoir fait tout ce chemin déjà, j'espère qu'ils resteront encore autant que nécessaire au chaud pour avoir l'arrivée la plus douce sur terre. En tout cas comme je te le disais sur IG tes photos sont impressionnantes mais aussi si belles ! Je t'ai même montrée à mon mari :) .

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    1. Merci, j'espère aussi les couver encore qq semaines et plus le temps passe plus j'y crois !
      Merci beaucoup pour ces jolis compliments !
      J'espère quand même ne pas avoir fait trop peur à ton mari ;-))))

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  3. Je suis admirative de ton courage et de ta dévotions. J'imagine que cela doit être dur pour ton petit garçon. En tous les cad, ils ont tous la chance d'avoir une maman formidable.
    Bon courage, je te souhaite qu'ils restent au chaud le plus possible.

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    1. Merci pour tes mots.
      Je crois que n'importe qu'elle maman aurait fait pareil. On donnerait tout pour nos enfants, même s'ils ne sont pas encore nés...

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